Les Artistes

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Carolle Beaudry

Natalia Bikir

Christine Bourcey

Philippe Bouvet

Jean-Pierre Dall’Anèse

Mathieu Delalle

Joanna Hair

Pierre Jacquelin

Véronique Lonchamp

Christophe Loyer

Martine Martine

Sylvie Mazereau

Micheline Mercier

Patrice Mesnier

Emmanuel Michel

Sophie Verger

et

Ousmane Sow

 


Carolle Beaudry

Née en 1970, au Québec, elle vit et travaille toujours dans son village. Son atelier est annexé à l’entreprise familiale, une station service. Ainsi entre deux clients, l’artiste rend hommage aux nombreux animaux qui l’inspirent et qu’elle admire. Par ses toiles, elle défend la peinture classique sans jamais basculer ni dans l’hyper réalisme ni dans le trompe l’œil, elle garde toujours sa place avec force et brio. Pour elle, la quête est sans fin et chaque toile reste une véritable aventure de recherche et d’ajustement vers les contrastes de couleurs et de lumières. Elle préfère travailler à l’huile pour ses effets de matière incomparables. Artiste animalier très reconnue dans son pays, elle commence tout juste à exposer en France et répond déjà à quelques commandes. Tout est exceptionnel, précis, délicat et lumineux.


Natalia Bikir

Née en 1967 en Moldavie, elle entre à l’école nationale des beaux-arts à l’âge de douze ans et sort diplômée « major » de sa promotion en 1989. Elle postule en 1994 auprès de la Cité Internationale des Arts de Paris, où elle est acceptée. Dans une sorte d’apesanteur joyeuse et sereine, chevaux messagers, instruments à corde, brebis silencieuses, enfants étonnés, animaux du quotidien, femmes pensives ou amoureuses côtoient particulièrement l’ocre, le bleu et le rouge. Passionnée par la matière, elle travaille l’huile en relief et en transparence, ainsi que la feuille d’or. Avec ses yeux d’enfant toujours émerveillés et dans la pureté d’un rêve, soutenue par l’enrichissement de ses  souvenirs, elle compose son opéra de tendresse, son voyage personnel, sa caravane intime, frôlant parfois le concept de l’icône, dans une joie formidable de vivre et de peindre.


Christine Bourcey

Née en 1949 à Paris, elle vit travaille dans l’Oise. Tout d’abord inspirée et imprégnée par différents livres et certains films, elle  se consacre à rendre hommage à quelques ethnies africaines. Travail très épuré et stylisé, personnages altiers, sans visage, silhouettes expressives, les scènes de vie sont suggérées à l’essentiel. Peintre et sculpteur, elle vit les deux expressions avec une vraie fascination pour la matière vers une quête de paix et de sérénité. Un véritable besoin de mettre en lumière une humanité profonde, nous offrant la force du partage, l'entraide et l'union dans un combat de vie. Ses toiles sont lentement travaillées par ponçages et glacis successifs pour accueillir les sujets posés au couteau dans un élan maitrisé. Depuis quelques années, elle s’est aussi consacrée à l’Asie et plus récemment à des natures mortes sur très grands formats.


Philippe Bouvet

Né à Laval en Mayenne en 1949, Philippe Bouvet porte dans sa peinture toutes les empreintes de son enfance : scènes de vie multicolores et animaux domestiques. Ses premiers tableaux sont surtout réalisés à la plume avec une étonnante vivacité et une élégante finesse. Progressivement il se tourne vers l’acrylique et travaille sur panneau ou sur toile. Il compare, avec humour, son travail d’artiste à un travail de cuisinier. Chaque tableau offre une ambiance particulière, où il utilise un camaïeu de couleurs relativement étroit. Ses fonds souvent abstraits, suggèrent une évasion dans un décor volontairement imprécis. Le sujet est ensuite posé avec une grande justesse et une intense recherche de chaque détail. Tout est en mouvement, vivant, habité, attentif et réceptif. Actuellement, Philippe Bouvet vit et travaille en Dordogne.


Mathieu Delalle

Né en 1973, en région parisienne, il vit à Angers, professeur aux Beaux-Arts. Artiste chercheur, il participe à de nombreux projets pluridisciplinaires. Photographie, interactivité, vidéo, musique, écriture, danse, autant de champs d’interventions riches en collaborations, le guident peu à peu vers un travail plus personnel. « Le déjà vu, révèle le jamais vu ». Ses dessins sont le reflet d’une observation constante de notre quotidien : absurdité, poésie, intrigue, invraisemblance, utopie, magie, surprise, invention, désolance, humour, engagement, l’éventail des propositions est vraiment généreux. Avec eux, il crée également des histoires sur 17 cm2 sans entrée, ni sortie, sorte de petits blocs à rêver. Un travail singulier, au feutre et à l’encre, d’une extrême précision, décliné sur différents supports, dans des espaces choisis, selon la mise en scène proposée.


Joanna Hair

Née en 1955, à Lincoln en Angleterre, dans un univers très artistique, elle vit aujourd’hui dans la Sarthe. Arrivée en France en 1976 elle découvre la terre. Intéressée par le Raku, elle va le découvrir au Japon. Elle réalise ses cuissons à quatre mains avec Alain Kurylo. Chaque pièce garde son mystère tout au long du chemin de création et de cuisson. Son bestiaire adopte tous les animaux, pièces uniques très expressives. Du lézard à l’ours, de la grenouille aux manchots, ses animaux sont rêveurs, attentifs, boudeurs, timides, joyeux, etc… Ses chevaux gardent une présence singulière, ronde et douce. Petits et grands, près de dix mille animaux sont déjà nés de ses mains avides de découvertes. Moutons, tortues géantes, oies et quelques autres en grandeur nature vivent dans certains jardins et quelques musées, en Angleterre et en France. (la technique du Raku est affichée dans la galerie)


Pierre Jacquelin

Né en 1944 en région parisienne, il vit entre la Picardie et la Normandie. Il pratique longtemps la gravure à l’eau forte, en taille douce, sur plaques de cuivre. Il a dessiné des bijoux pour la maison Van Cleef et a travaillé pour la presse, bandes dessinées, dessins humoristiques et autres commandes.

Son travail au pastel est extrêmement précis, minutieux et raffiné. Une collection de vieilles boites, petites bouteilles, bols ou carafes lui permet une mise en place très équilibrée et singulière dans chacun de ses tableaux. Son travail à l’huile est également d’une très grande rigueur. Proche de la technique des glacis, il intervient par couches successives, d’huile diluée, qu’il essuie et étale délicatement, pour un temps de séchage entre chaque couche, toujours très long. Un travail très personnel dans une ambiance douce et feutrée.


Véronique Lonchamp

Née à Paris en 1959, elle y vit toujours et le modelage reste sa priorité. Elle idéalise la nature humaine. C’est un parti pris, ses sculptures sont le reflet d’une réelle quête d’harmonie illusoire. Elle aime s’offrir la liberté de cette utopie. Elle propose au public d’inventer des histoires avec des personnages, des attitudes si justes et des discussions imaginaires. Ses originaux sont travaillés en terre, en cire, en plâtre ou en papier plâtré sur des armatures grillagées. Il y a dans son modelage des expressions volontairement simples et épurées. Les visages ne sont pas tracés, mais ils sont vivants. Ainsi l’humain devient humanité. Elle laisse traces et aspérités, comme les blessures de la vie de tout humain. Parfois, plusieurs générations se rencontrent. Tout son travail prend sa source dans l’impulsion de sentiments partagés. Ses personnages s’entendent souvent bien. Ils sont toujours présentés en bronze.


Christophe Loyer

Né en 1956 à Paris. Son travail se développe selon plusieurs axes, démultipliant les thèmes récurrents du visible et de l’invisible, de l’espace réel et de l’espace intérieur, du perçu et du pensé avec une production littéraire, un travail sur la lumière pure, un travail de vidéo, de performance, des collaborations dans les domaines de la chorégraphie, de la musique et du théâtre. Depuis 2008 il renoue avec la dimension monumentale. Ici sont présentés, quelques bronzes du Cirque Philosophique. Il explique qu’il ne s’agit pas de « mobiles », bien au contraire. Leur but, ce vers quoi ils tendent, c’est l’immobilité. Mais cette immobilité reste toujours hors d’atteinte, un imperceptible mouvement toujours les anime. À mesure qu’ils s’immobilisent, il semble que le temps ralentit peu à peu, qu’un halo intemporel les enveloppe, dans l’instant présent.


Martine Martine

Une rétrospective de l’œuvre de Martine Martine a eu lieu en octobre 2007 au Château de Tours. Née en 1932 à Troyes dans un milieu où l’art était une priorité, elle a côtoyé dès son adolescence de très grands artistes. Elle s’affirme dans le figuratif et le défend en tant que témoin de notre histoire. Dès les années 70, elle réalise certaines gravures sur lino et sur bois, très attirée par les effets toujours fascinants de cette technique. Fidèle aux natures mortes, portraits, musiciens, sumos, mains et chevaux, elle les met aussi en scène dans la multiplication. Lorsque sa foule regarde vers la lumière, les mots n’ont plus de place. Son univers créatif la guide parfois vers des interprétations de bêtes humaines. Elle vit et travaille à Paris. Près de 3 500 signatures : Gravure - Huile - Lavis - Bronze - Bijoux. (Jusqu’au monumental)


Sylvie Mazereau

Née en 1963, près de Paris, Sylvie Mazereau, monitrice d’équitation, puis agrégée d’art plastique, vit et travaille en Eure et Loir. Au travers de ses toiles, elle étudie différents courants de peinture. Ainsi son travail est visité et inspiré par le cubisme ou l’école naïve, le fauvisme ou le futurisme et nourri de quelques abstractions. Confrontations et superpositions s’accordent dans un jeu de transparences, de couleurs et de styles, offrant au public une liberté d’interprétation, variable et sensible. Les signes et les symboles, lettres cunéiformes ou idéogrammes réinventés, proposent une écriture rythmée et imaginaire, tracée dans la matière ou peintes en doré. La mise en mouvement de ses sujets abolit les repères habituels d’espace et de temps. Chaque toile raconte, par une mystérieuse douceur, par une harmonie des formes et des couleurs, un chant de pureté entre hier et demain.


Micheline Mercier

Née en 1946 dans l’Oise où elle vit actuellement, l’artiste Micheline Mercier, est née à l’âge de quarante ans, car la terre a envahi sa vie. Elle met en scène de petits animaux et les chevaux sont arrivés au grand galop entre ses mains. Aujourd’hui plus d’une centaine de pièces la regardent travailler dans son atelier. Ses chevaux et ses femmes dansent et tourbillonnent au rythme d’un tango silencieux. Elle apporte la matière par petites boulettes qui viennent s’ajuster  et donner vie à des corps où tout semble si facile … Ses doigts, ses ongles, un petit canif, parfois une tige en bois sont ses seuls outils. Perchée sur une haute tablette tournante, la terre va et vient, l’équilibre est toujours là. Lorsqu’elle change les rapports pour mettre en évidence le sentiment qui l’anime, une autre réalité apparaît. Chaque instant raconte  la mémoire d’une présence déjà oubliée… Aussi de nombreux bronzes.


Patrice Mesnier

Né à Paris en 1945, Patrice Mesnier a côtoyé toute son enfance le monde du théâtre et du cinéma. Il a la chance de travailler très tôt auprès de Jean Tinguely et Nicky de Saint-Phalle. Ses premiers animaux sont des insectes. L’élan est un aspect singulier et pertinent de toute son œuvre. Un immense dinosaure de 5 m, présenté durant quatre mois dans le jardin du Muséum d’Histoires Naturelles, vient d’être acheté par la ville de Villers sur Mer. Dans son atelier, emportée dans une course sans fin, une licorne, grandeur nature domine son bestiare. De l’araignée au rhinocéros, ses sculptures ne sont jamais statiques, la propulsion est certaine. Tiges et plaques d’acier sont découpées, puis soudées. Les volumes offrent ombres et lumières. Lorsque le vide évoque les galbes, en opposition, les plaques les valorisent. Au final l’acier est poli et patiné.


Emmanuel Michel

Né en 1970 en Suisse, il s’est engagé sans détour entre la peinture et les voyages : Egypte. Népal. Namibie. Maroc. Tunisie. Vietnam. Guatemala. Tanzanie. Chine. Mongolie. New York. Indonésie. La richesse de son travail vient aussi de la diversité de ses créations, dans les formats, les supports et le choix de matières. En sculpture, il travaille le bois, le métal, la terre et la pierre, en y associant aussi le bronze. Ses tableaux sont nourris de mine de plomb, fusain, huile, acrylique, collages et pastel. Il travaille sur toile, sur bois et sur cuivre. Il se laisse porter par les ambiances, s’imprègne d’un ailleurs, écoute les odeurs et trace sur ses carnets l’essentiel de ce qu’il souhaite ne jamais oublier. A chaque retour de voyage, tout revit dans son atelier. Pour les éditions Gallimard, et réalise deux livres dans la collection « Carnet du littoral » : Guyane, Les Iles du salut et Guatemala, terre Maya. Aussi, déjà quatre autres livres personnels.


Sophie Verger

Née en 1953, en région parisienne,  elle vit et travaille en Picardie. Elle accueille dans son atelier tous les animaux en réinventant des races, des familles et des créatures animales aux attitudes humaines. Une girafe porte un bébé rhinocéros, une petite fille danse sur le dos d’un hippopotame, puis, en se donnant la trompe, trois éléphants tourbillonnent, des ours conversent et se câlinent, une poule assise sur une souche s’interroge… Sophie Verger travaille plusieurs terres, en différentes tailles et aussi, en monumental. Tous ses animaux sont mis en situation, en mouvement, en expression, tous habités d’humour, de légèreté, de tendresse et d’élégance. Parfois des superpositions d’animaux intrigués et paisibles proposent des colonnes imposantes. Le bronze sera choisi pour de nombreuses sculptures, ce qui offre encore plus de force et de prestige à ce monde imaginaire.



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Ousmane Sow

Né au Sénégal en 1935, kinésithérapeute, il devient sculpteur à l’âge de cinquante ans, vivant entre Paris et Dakar. Il se tourne ainsi vers des peuples qui ont eu à se battre et à lutter pour conquérir. Il valorise la grande taille qui favorise l’échange et l’effet visuel. Ses sculptures se parlent entre elles avant de s’exprimer vers l’extérieur. Il privilégie le groupe et glorifie la prestance de chaque individu. Ousmane Sow est un conteur, un artiste humaniste. En 1989, Béatrice Soulé organise l’exposition sur le Pont des Arts à Paris. L’écho du choc parisien a très rapidement retenti dans d’autres pays et les grandes sculptures d’Ousmane Sow ont alors commencé à voyager dans le monde. Depuis quelques années, il s’est aussi tourné vers le bronze pour la réalisation de grandes sculptures mais aussi quelques petites.

La galerie a accueilli cinq mois un superbe bronze : Lutteur couché - N°2/8 - Fonderie de Coubertin. Ce bronze a été reconduit fin août 2011chez l’artiste.




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